Tu croyais que “tout se jouait avant 6 ans”?
dixit le Dr Fitzhugh Dodson dans un livre qui a eu son ptit succès il y a déjà un paquet d’année?
Et ben, il s’est planté.
En vrai, ça se joue avant... entre 21 et 25 ans.
Alors, je sais, hein, on va me dire que je vais culpabiliser les parents, que c’est trop radical, et puis sur quoi je m’appuie, en fait?
Je vais te le dire.
J’ai passé environ 3000 heures
(Et des brouettes parce qu'à un moment, on arrête de compter)
à écouter et à accompagner les bébés et leurs familles, les enfants, les adultes et j’ai pu observer les schémas, les traumas de très près.
Du coup, je peux te confirmer un truc: c’est plus facile d’élever des enfants avec bienveillance que de réparer des adultes.
Et le 2eme point important, c’est que ce qu’il se passe avant que le cerveau soit mature compte, laisse des empreintes.
Or, le cerveau est mature entre 21 et 25 ans,
(Le tout, à la louche parce que chaque personne est unique. )
Alors oui, sorry not sorry, les interactions avec l’entourage proche comptent.
La bienveillance compte.
La connexion façonne le cerveau de la façon la plus optimale, et la déconnexion, l’absence/ non-présence façonne aussi, mais en creux.
C’est donc notre devoir de parents d’apprendre à communiquer, mais aussi d’apprendre à se réguler, à comprendre ce qu’on porte, à comprendre ce qui entrave notre mouvement naturel.
C’est l’une des choses les plus difficiles à faire , parce que la bienveillance, ce n’est pas une valeur ou un pas à pas à appliquer.
C’est un art de vivre.
Apprendre à reformater notre disque dur pour ça, ça vaut la peine mais c’est un engagement quotidien.
Quand on incarne cet art de vivre, on ne voit plus les enfants comme des êtres à façonner, à dresser, à maîtriser.
On les voit comme des êtres qui évoluent, qui grandissent qui s’individuent et d’autonomisent progressivement.
On les voit comme des êtres à part entière, et on apprend d’eux autant qu’ils apprennent de nous.
N’est-ce pas comme ça que les plus belles relations se créent et se tiennent?
Quand on a des choses à échanger, à apporter et à recevoir.
Et ça, c’est à tout âge.
Nos enfants, même ados, même adultes ont besoin d’être considérés avec respect, avec accueil et jamais dans la posture d’un sachant qui a les réponses.
On vit ensemble, et on découvre ensemble ce qu’est la Vie, à tout âge.
Depuis plusieurs années, j'accompagne les adultes aussi, en plus des bébés, des enfants et des parents que j'ai eu l'honneur d'écouter.
Du côté des parents, c'est dur, celle nouvelle parentalité plus bienveillante, et qui parfois se veut plus vertueuse.
ça a amené beaucoup d'injonctions , beaucoup d'informations et c'est submergeant.
Et puis c'est un chemin tellement personnel qu'il y a cette solitude qui paraît coller à la peau, même 20 ans après l'apparition des métiers de la parentalité.
Du côté des adultes que j'accompagne, on va souvent rencontrer des moments charnières où la conscience a conclu qu'il fallait se mettre de côté, ou réduire son élan vital, ou se taire... et bien sûr, cela a des impacts à l'âge adulte: dans la relation, dans le milieu professionnel, dans le leadership.
Souvent, elles/ ils se sont retrouvés highjackés, à porter des responsabilités qui n'étaient pas les leurs, et en étant éjectés de leur pouvoir personnel.
Alors, en vrai; le travail, il est un peu partout.
- Apprendre à être soi, apprendre à accompagner son enfant avec bienveillance pour lui, mais aussi pour soi ( c'est encore plus dur) . Apprendre à prendre position, à retrouver son élan vital.
- C'est minutieux, mais ce qui est à la clé en vaut la peine.
- Apprendre à habiter le monde, vraiment. Apprendre à rester connecté à sa sensibilité et s'en servir quotidiennement pour prendre position et protéger la vie, protéger les enfants en refusant d'être dans le déni, en refusant ce qui est inacceptable.
- Revendiquer le droit d'habiter un monde dont les valeurs ne sont pas mercantiles.
- Apprendre à placer notre attention autrement que sur les distractions.
- Récupérer de l'énergie vitale pour créer.
- Se rendre compte que non, les enfants ne sont pas toutes notre vie, ils sont la leur.
et que dans notre vie d'adulte, le désir de réalisation passe par de l'incarnation, de la créativité, de l'acceptation d^être Soi.
Toutes les programmations qu'on a reçu ont été reçues avant que notre cerveau soit mature.
Mais il ne s'est pas refermé comme une huitre.
Notre corps et notre conscience sont capable d'apprendre de nouvelles informations pourvu qu'on fasse de la place.
Et c'est ce que je crée: de l'espace pour restaurer les bandes passantes , pour restaurer notre connexion avec notre Essence, et donc, avec la Vie.
Alors Fitzhugh avait déjà tenté d'expliquer en son époque que la petite enfance était importante ( par rapport à la croyance que les enfants ne comprenaient que dalle, qu'ils n'étaient pas intelligents comme les adultes, ou de vraies personnes) et c'est déjà ça.
Mais aujourd'hui, avec les découvertes sur la maturation du cerveau grâce aux imageries médicales, je pense que ce n'est pas déconnant de dire que tout se joue avant 25 ans.
Pendant ce lap de temps, c'est un devoir d'apprendre à être vraiment humain, sensibles, vrais, présents et soutenants pour leur croissance, quand on est parents.
ça peut faire peur, tant qu'on est fixé sur la notion de résultats, de performances.
Tant qu'on attend des preuves de notre " réussite" parentale. Tant qu'on veut mesurer notre valeur, encore, et qu'on considère un enfant comme un projet.
Mais quand on les considère comme des personnes à part entière?
Il n'y a pas de preuves à attendre. Parce que la connexion, c'est quand même une engagement minutieux, au jour le jour. De toutes façons, les fameuses preuves ne viennent qu'après leur 25 ans, et encore. Doit-on s'attribuer leurs succès, leur stabilité, leur bonheur?
Ou peut-on juste se réjouir avec eux.
Ce mot " avec" a tout son sens: grandir avec eux, se transformer avec eux, se reconnecter avec eux... et plus tard, recevoir leur estime, leur respect, leur amour, non pas parce que cela serait obligatoire ou imposé, mais parce qu'on a su créer un vivre ensemble, et le réinventer régulièrement et qu'ils prennent plaisir à revenir visiter leurs parents régulièrement.
C'est tout ce tissage soutenant qu'on a besoin de réapprendre à créer, à offrir.
Les adultes d'aujourd'hui font comme ils peuvent, mais tous les jours je suis témoin des traces des conséquences des enfances, des drames qui n'ont jamais été digérés, des douleurs qui se transmettent, et des loyautés qui peuvent , quand elles ne sont pas nommées, nous empêcher de mettre notre élan de vie au Service de la Vie, de son mouvement, de son développement sain et organique.
Je suis Isabelle, et je travaille sur deux axes:
La création d'espace de paroles pour les bébés, enfants, ados et leur famille en enseignant mon approche aux futures Chuchoteuses de bébé, d'âme, d'amour®
Et je travaille avec les adultes, entrepreneur.e.s , artistes, visionnaires. qui mettent leur élan de vie au Service du Vivant, de leur communauté, ou de la société en créant à partir de leur Essence.
Ensemble, on écoute, on répare, on tisse, on crée.