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Être au Service, pas à disposition.

En été 2019, j'ai reçu une fulgurance qui me faisait sentir que quelque chose de grand allait se produire, à échelle mondiale.

Genre un crach boursier: du moins, c'était le truc le plus gros auquel je pouvais penser, ma " vision" me montrant que ça avait un rapport avec les activités humaines.

Arriva le Covid et ses bouleversements à échelle mondiale.

Pendant des mois, j'ai entendu la phrase: "Les accompagnants sont prêts".

Et ils le sont: les dernières années ont été très initiatiques pour beaucoup d'accompagnant.e.s, qui en plus travaillent sur eux/ elles régulièrement.

Nous savons, dans nos cellules que nous avons parcouru tout ça pour être là dans les transitions à venir, pour soutenir les traversées, pour aider à alléger la peine, pour guider, pour transmuter, etc... ( mes collègues se reconnaitront).

Mais.

Nous sommes aussi humains. Et nous avons aussi, malgré nos outils, un travail sur nous toujours intense pur garder notre coeur ouvert, être présent, etc...

Parfois, notre énergie, ou notre baisse d'énergie ponctuelle choisit pour nous.

Parfois, certains messages, mails, prennent du retard.

Je vis ça depuis l'été dernier:

Une sorte de transformation intérieure où mes repères, mes priorités, mes sensations même sont changées: mon référentiel bouge.

Ce n'est pas confortable: comme tout le monde, j'ai une préférence pour m'appuyer sur ce que je crois savoir. Et pourtant, c'est un rappel constant que je ne sais pas grand chose, et que co-créer avec le Vivant demande une posture d'acceptation et de transformation constante.

Nous accompagnants, sommes au Service. Mais ça ne veut pas dire que nous sommes à disposition.

Nous sommes invités à apprendre à Servir nos client.e.s autrement, reconnaitre que nous ne pourrons pas Servir tout le monde, parfois pour des raisons qui nous échappent, mais que notre corps ou notre énergie nous indique.

Ce n'est pas rationnel, et ce n'est même pas en lien avec le fait que quelqu'un soit gentil ou méchant, ou...

Une nouvelle façon de travailler émerge: avec la reconnaissance des spécificités de chacun, nous reconnaissons quand nos collègues sont plus compétents, et nous pouvons vous ré-orienter, ou ...

…vous proposer de chercher un autre praticien ou praticienne.

Comprend bien que nous travaillons de plus en plus comme un réseau d’âmes, qui visent à optimiser un fonctionnement à la fois individuel et collectif.

Pour cela, nous devons être conscient.e.s de nous, de nos limites humaines, tout autant de nos aptitudes, et aussi faire confiance à la Vie, à nos corps qui peuvent ressentir à différents niveau si nous faisons un bon match ou pas, dans le processus de guérison de nos client.e.s .

Si nous sommes amenés à dire non, à recadrer, il ne s’agit pas de non-bienveillance.

La bienveillance ne signifie pas que nous sommes disponibles tout le temps, pour tout le monde: nos propres agendas familiaux sont aussi à prendre en compte.

La bienveillance commence toujours pas accueillir ce qui est présent: en nous, puis en l’autre… d’ailleurs, l’accueil réel de l’autre ne peut se faire qu’à partir d’un état de détente intérieure.

Il arrive que nous n’ayons pas les moyens d’accueillir complètement quelqu’un, que notre énergie soit partiellement occupée ou préoccupée, aussi par des process en cours.

Curieusement, ce type d'interaction, en séance, produit aussi des effets intéressants, parce que cela répond/ correspond souvent à un état d'être chez mes clientes qui est comme en miroir: un endroit qui résonne, d'énergie à énergie et qui va créer sa propre résolution/ prise de conscience, tant chez elles que chez moi.

Parfois, je l'ai expérimenté pour moi, la douleur de ne pas être accueillie par autrui a produit des prises de conscience que ce n'était pas à l'autre de m'accueillir mais bien à moi, de m'accueillir en moi.

Cette prise de conscience est déterminante: elle permet de reprendre la responsabilité de Soi, de prendre soin de Soi, la prose de responsabilité de l'Amour, qui commence toujours en Soi.

S'il n'y a personne pour m'accueillir, alors, je dois entrer en moi, et aller accueillir les parts qui hurlent leur désespoir.

Ainsi, ce n'est pas toujours l'accueil que nous recherchons, chez un thérapeute.

C'est un compagnon de voyage, le temps d'une traversée.

Eventuellement, un guide, s'il ou elle est déjà passé par là.

Ce qui autorise du coup, beaucoup plus l'accompagnant à être lui-même, à accepter ses limites et faiblesses humaines tout en pratiquant son art.

A trop vouloir ne pas décevoir, nous risquerions sans aucun doute de prendre trop sur nos épaules, nous forcer à accueillir plus que notre capacité, nous inciter à endosser le rôle de la personne éveillée-qui-rassure... alors qu'en fait, la puissance réelle, c'est quand des humains s'acceptent comme ils sont, tout en offrant de qu'ils savent vraiment bien faire.

L'un n'empêche pas l'autre.

J'ai ouï dire qu'il existe des chamans, guérisseurs, grands- médecins qui sont excellents professionnellement, les meilleurs, mais que humainement, ils peuvent être des connards, ou avoir des incohérences, comme de fumer alors qu'ils sont dans le domaine de la santé ( je joue sur les projections, là: notre mental aime voir des incohérences partout... on nous a tellement dit que fumer c'était maaaal ( moi, la première, j'y crois... tout en admettant qu'au fond, je ne sais pas...) )

On est d'accord, je ne légitime pas le fait d'être connasse, cassante, piquante: en vrai, je pense que ces comportements sont aussi des signes qu'ils y a des parts polarisées, en souffrance, et qu'idéalement, justement, ces personnes prendraient le temps de s'écouter et de faire le point, de se réaligner à ce que dis leur corps.

Mais je veux juste souligner que la compétence de quelqu'un n'est pas obligatoirement corrélée à son état émotionnel, même s'il est évident qu'un état émotionnel ou énergétique harmonieux va produire des résultats encore plus beaux dans les compétences !

La vérité, c'est que nous, humains, évoluons activement actuellement, et on peut avoir l'impression que c'est "à la dure".

Et bien, moi, je te le dis, c'est vachement moins dur quand on est accompagné, tout en sachant que l'autre évolue et traverse aussi, à nos côtés.

Je pense que l'intégrité, et la transparence, c'est la clé.

L'honnêteté intellectuelle de pouvoir dire où nous en sommes, si c'est nécessaire, et à chaque instant, faire avec tout ce que nous sommes, de notre mieux.

C'est ainsi que les accompagnants intuitifs, les veilleurs qui reçoivent des guidances et les thérapeutes peuvent être aussi soutenus dans ce que ça leur prend, de lever la tête au dessus de la mêlée pour de temps en temps, apercevoir l'horizon et la direction.

Aussi, si tu leur envoies un message écrit ou vocal, penses à ne pas tout déverser: les séances sont faites pour ça.

En dehors, il s'agit d'une prise de contact, avec de la transparence, mais aussi de la retenue, de la concision qui nous permet de te dire honnêtement si on peut travailler avec toi ou non, si on a les compétences ou non.

Ce n'est pas parce que nous avons travaillé avec ton ami.e que nous pourrons faire exactement la même chose avec toi, parce que chaque histoire est différente, même si le cas te parait similaire.

C'est très subtil, réellement, le champs de conscience de la guérison.

Entrons en conscience dedans, avec les yeux et le coeur ouvert pour laisser la magie se faire.

Entrons avec Innocence dedans pour se laisser transformer, traverser et émerger de l'autre côté différent de ce que nous étions.

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