Respecter le monde des Fantômes

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La semaine dernière, deux choses sont venues résonner en moi :

La première est la lecture du post de Belinda Davidson  où elle  explique qu’en tant que personne sensitive,qui depuis son enfance voit les auras et les présences, elle tient à souligner que les fantômes sont bien souvent des personnes en détresse, des âmes comme vous et moi, qui ont besoin d’amour et de compassion, de considération comme tout-un-chacun.
J’ai aimé ce texte parce que dans ma pratique,je ne peux que rejoindre son point de vue.
Contrairement à elle, je ne vois pas les formes subtiles.
Pour être honnête, ces domaines-là m’ont toujours intéressés, ont toujours résonné pour moi, à travers films, lectures, même si mon côté capricorne/ cartésien mettait les choses à distance.
Mais depuis quelques années, ce bagage intellectuel revient de façon plus concrète. Ce que je pensais ne pas être pour moi, être du domaine des « personnes spéciales », comme Belinda, vient peu à peu dans ma vie.

J’ai appris des techniques énergétiques de nettoyage, et mon ouverture sur ce sujet m’a peu à peu amenée à accompagner quelques âmes de l’autre côté.
Ce n’est pas une spécialité, et ça me demande de faire appel à mon ouverture, à ne pas remettre en cause mes ressentis…J’aimerais souvent voir ou entendre des guidances pour m’aider dans ce travail…mais chez moi, ça s’exprime de façon plus subtile, mais pourtant juste.

Quoi qu’il en soit, je le fais sans peur, avec respect de l’âme de la personne. Je suis informée que certaines âmes sont en colère, mais pour l’instant, quand ça a été le cas, je l’ai perçu comme à travers un filtre, comme si un sous-titre me disait : « là,il est en colère », « là, il est triste »…
Je me sens reconnaissante de ces filtres, sans savoir si c’est ma façon d’être ou mes guides qui me les procurent…
Bien sûr, tomber sur les bonnes informations, au fil des années n’est sans doute pas un hasard, et les Livres de No Eye de Marie Summer Rain ont été une lecture passionnante. Mais je constate que dans l’air du temps, des séries comme « Ghost Whisperer » ou même « Charmed » s’approchent de ces notions.
Pas de hasard…il est temps de laisser de côté les films plombant comme l’exorciste ou autre film d’horreur.Il est possible de vivre en harmonie avec les plans subtils, d’accompagner les âmes des désincarnés comme celles des vivants, pour le bien-être de tous.

La base étant,je crois de ne plus céder à la peur…

Ensuite, de façon anodine, à la suite d’une discussion avec un être cher sur des expressions courantes telles que : « je vais me faire une petite salade, avec petites tomates, puis je vais me prendre un petit thé et aller faire une petite sieste », je me suis soudain rappelée d’un conte que je lisais enfant, qui parlait d’une « toute petite bonne femme ».

J’ai mis du temps avant de retrouver ce conte, ne connaissant ni l’auteur (pour moi, il s’agissait de Grimm ou d’Andersen puisque c’est ce que je lisais à l’époque), ni le titre exact et je ne me souvenait même pas du contenu de l’histoire…mais merci Google j’ai réussi à le retrouver…

Et avec un plaisir non dissimulé, le voici :

Une toute petite bonne femme
Collecté dans le livre Contes et fêtes de la mort, Volume 1 publié par Colette Estin

« Il était une petite bonne femme, qui vivait dans une toute petite maison. Un jour, elle mit son tout petit bonnet et prit un tout petit panier, pour une toute petite occasion. Puis elle sortit de sa toute petite maison pour faire une toute petite promenade.

Quand elle eut fait un tout petit bout de chemin, elle arriva à une toute petite grille, qui ouvrait sur le tout petit cimetière du tout petit village. La toute petite bonne femme ouvrit la toute petite grille.
A l’intérieur du tout petit cimetière, elle prit la première allée, et là, sur une toute petite tombe, elle vit un tout petit os.

_ « Ce tout petit os me fera une toute petite soupe pour mon tout petit dîner, dit-elle à sa toute petite personne .»

Et la toute petite bonne femme mit le tout petit os dans son tout petit panier et rentra dans sa toute petite maison.
Mais en arrivant, elle se sentit un tout petit peu fatiguée. Elle monta le tout petit escalier jusqu’à sa toute petite chambre. Pour plus de sûreté, elle mit le tout petit os dans sa toute petite armoire et se coucha dans son tout petit lit.
Elle était endormie depuis un tout petit moment, quand elle fut réveillée par une toute petite voix qui venait de la toute petite armoire et qui disait :

_ « Rends-moi mon os ! »

La toute petite bonne femme se mit à trembler un tout petit peu. Mais elle cacha sa tête sous ses toutes petites couvertures, et se rendormit. Elle dormait depuis un tout petit moment quand la toute petite voix venant de la toute petite armoire dit un tout petit peu plus fort :

_ « Rends moi mon os ! »

Cela effraya la toute petite bonne femme un tout petit peu plus,et elle enfonça sa toute petite tête un tout petit peu plus loin sous les toutes petites couvertures. Mais elle ne parvint pas à se rendormir.

Un tout petit peu plus tard, la toute petite voix venue du tout petit placard dit encore un tout petit peu plus fort :

_ « Rends-moi mon os ! »

La toute petite bonne femme et encore un tout petit peu plus peur.
Et pourtant, elle sortit sa toute petite tête de dessous ses toutes petites couvertures, se redressa dans son tout petit lit et dit, de sa plus forte toute petite voix :

_  « Et bien, prends-le !! »

Et la toute petite bonne femme n’a plus rien entendu, plus du tout. »

Là où ce conte résonne particulièrement (outre le plaisir de revenir en arrière, et de se dire qu’il n’y a pas de hasard : vous en connaissez beaucoup, vous, d’enfant lisant ce type de contes ? (:)) parce qu’il montre, à mon sens, qu’à un moment donné, malgré la peur, il y a la prise de décision d’être soi, et d’être vivant.
Je ne suis absolument pas pour prendre un os dans un cimetière, et je serais même plutôt encline à imaginer des rituels pour rendre à chacun ce qui lui appartient dans un profond respect, mais il y a une préséance à accorder aux vivants sur les être désincarnés.
Nous sommes dans la réalité physique,pas eux. Il est temps de nous en souvenir.

Mais il est également temps de se soucier, à ce titre, de ce que peut ressentir une âme piégée par ses émotions, dans un univers où elle ne peut plus agir comme elle le faisait durant sa vie.

Je ressens un devoir envers ces âmes de les aider à pacifier leurs émotions afin d’élever leur taux vibratoire, et ce s’élever vers la lumière, la source, le paradis, les plans de conscience supérieurs (selon le terme qui vous parle).

Ce que ne fait pas cette personne dans le conte, mais on peut imaginer que ce conte se passe il y a bien longtemps, au temps où mettre un os dans sa soupe était probablement une question de vie ou de mort…

Aujourd’hui, que ce soit grâce à notre niveau de vie (nourriture abondante dans notre pays) ou notre niveau de conscience (culture, éducation, développement personnel) , nous avons la possibilité de nous poser d’autres questions, et de voir la bienveillance de façon multidimensionnelle, c’est à dire d’essayer de l’étendre à nous-même, nos enfants, nos animaux, notre planète, mais aussi nos ancêtres et pourquoi pas aux âmes errantes…

 

Crédit photo: carte  » La magicienne » jeu Féminitude de Monique Grande

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