Hypersensible et empathique : comment protéger mon énergie?

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Hypersensible et empathique : comment protéger mon énergie?

 

Cette question revient très souvent lors des consultations. En effet, j’ai la chance de rencontrer souvent de belles personnes, sensibles et empathiques. Seulement, en général, lorsqu’elles viennent me consulter, c’est parce qu’elles sont épuisées, ou perdues.

 Être empathique, ça ressemble à quoi?

Bien souvent, les personnes empathiques sont très sensibles et émotives, parce qu’elles ressentent des émotions qui ne leur appartiennent pas.

Cela peut être des émotions de leurs proches, ou même de parfaits inconnus, croisés dans la rue ou sur un parking d’école, par exemple.

Ressentir les émotions des autres peut être très troublant, et cela peut affecter notre boussole intérieure, ou même se manifester dans notre corps. Certaines personnes sont ainsi capable d’éprouver des douleurs qui ne leur appartiennent pas, ou passer rapidement du humeur à une autre, sans raisons apparentes.

Le problème, c’est qu’elles ne savent pas qu’elles ont cette sensibilité, et arrivent à un point où elles ne savent plus où elles en sont, avec une sensation de ne plus avancer, ou de « péter les plombs », d’être folles, etc…

Comment sortir de cet état?

Mon travail à moi, c’est d’accompagner ces personnes pour les aider à démêler ce qui leur appartient de ce qui n’est pas à elles.

Bien sûr, pendant la consultation, j’utilise mes outils de façon à proposer du sur-mesure aux personnes qui me font confiance, mais voici quelques conseils qui peut vous aider à avancer si vous vous sentez « Empathique au Bord de la Crise de Nerfs ».

Tout d’abord, je suis désolée, mais je dois vous annoncer une bien mauvaise nouvelles:

Vous ne pouvez pas abandonner votre empathie.

Nope.

Vous aurez beau chercher à vous endurcir par tous les moyens, cette empathie fait partie de vous.

Vous pouvez bien sûr l’ignorer, l’enfouir sous le tapis, avec des coussins, des couvertures, et pourquoi pas le buffet de votre grand-mère, mais votre empathie, elle, sera toujours là.

Elle est ni un don, ni un mal, c’est simplement une caractéristique de votre être, une singularité comme d’avoir les cheveux blonds ou bruns, être grand ou petit…C’est une partie de vous.

Et si vous choisissez de l’ignorer, vous ne vous sentirez jamais complet (ou complète). Jamais.

Je ne suis pas là pour vous mentir. A l’empathie, point de remède. Parce que ce N’est PAS une MALADIE!

Alors, comment fait-on pour apprivoiser l’empathie?

Il existe quelques règles simples, mais indispensables à connaître et à pratiquer.

Tout d’abord, essayez d’admettre que oui, vous êtes sensible. C’est comme ça. (Et d’ailleurs, comme c’est un grand pas, on pourrait tout aussi bien sortir le champagne, les mojitos et les Pina Colada..;)

Ensuite, il va falloir vous observer un peu: dans quels moment sentez-vous de la fatigue, ou dans les cas extrêmes, de la douleur?

Auprès de qui? Est-ce dans votre famille, ou avec vos amie()s, ou au travail?

Une fois que vous avez identifié les personnes et les situations « à risque », vous allez pouvoir construire vos stratégies « anti-parasitage ».

1- Limitez votre exposition aux personnes « toxiques » ou trop nombreuses :

Bien sûr, ça a l’air logique, comme ça, mais c’est très salutaire de connaître les situations « à risque »  et d’apprendre à vous en protéger.

Comment?

Déjà, en limitant les temps d’exposition. En général, les personnes empathiques ont une grande tolérance (jusqu’au jour où elles n’en peuvent plus), et ont l’habitude de prendre sur elles, mais là, il s’agit d’apprendre à respecter votre sensibilité.

Pour la respecter, sachez qu’elle a besoin d’espace, (et de temps). Comme un être rare, elle a besoin d’être protégée, et honorée.

Donc dans un premier temps, il est inutile de sortir l’artillerie lourde et de vous calfeutrer, ou de repousser les personnes fatigantes (ou les situations) de votre vie, mais juste de choisir votre temps.

Petite note d’importance: les personnes ou les situations perturbantes ne sont pas nécessairement « mauvaises », dangereuses ou toxiques, seulement si vous êtes empathiques, vous avez tendance à absorber ce qui ne vous appartient pas, sans que quiconque vous le demande, d’ailleurs!

Ainsi, je suis naturellement empathique, mais pendant ma dernière grossesse, cette sensibilité s’est exacerbée, et j’ai remarqué que je n’arrivais pas à maintenir mon énergie quand j’étais en présence de plusieurs personnes pendant plus de 2h.

Donc quand j’ai eu le plaisir d’être avec mes amies, au fil des mois, je me suis installé une règle personnelle qui était de limiter à 2h ma présence.

Chaque personne a son seuil de tolérance, et si vous avez besoin d’avoir un temps d’une heure ou d’1/4 d’heure, ne vous jugez pas: vous êtes unique, et avant de pouvoir prolonger ce temps, il faut vous accepter telle que vous êtes, ici et maintenant.

2- Apprenez à vous centrer

Il est indispensable d’apprendre à vous centrer parce que vous êtes à la fois comme une éponge, et à la fois votre énergie se disperse et part récolter les émotions environnantes.

Si vous n’êtes pas familier avec les techniques de méditation, de centrage ou d’ancrage, voici quelques pistes.

1. Respirez.

Quand vous ressentez du stress, ou une sensation d’inconfort, commencez par respirer le plus naturellement possible.

Observez votre respiration, et remarquez si cette respiration vous nourrit en oxygène, ou non. Bien souvent, le simple fait de l’observer lui permet de prendre de l’ampleur, ou de devenir plus profonde.

Ce n’est pas forcément un effort conscient. il suffit juste d’observer votre respiration pendant quelques minutes.

2. Allez régulièrement dans la nature.

Pour vous recharger rapidement, rien de tel qu’un tour dans la Nature.

Marcher dans l’herbe, près des arbres ou au bord de l’eau. La Nature est une formidable alliée pour nous aider à nous ressourcer.

Profitez-en pour vous « brancher » à un arbre, et essayer de ressentir, dans vos pieds, votre connexion à la Terre à travers vos points de contacts.

Observez. Vous ressentirez peut-être des picotements, de la lourdeur, de la chaleur ou de la fraîcheur. Peu importe. Accueillez votre sensation, quelle qu’elle soit.

Et invitez cette sensation à remonter de vos pieds à votre tête, appuyé(e) contre l’arbre, jusqu’à vous sentir intégré(e) à la Terre, stable et en même temps en léger mouvement, comme si vous étiez un arbre balancé par le vent.

3. Créez une bulle.

Pour apprendre à vous centrer, rien de tel que de créer une bulle autour de vous.

Là, ça peut vous paraître simpliste, ou New Age, ou bizarre et inutile, mais je vous assure, cela fonctionne!

Imaginez que vous êtes au centre d’une bulle. Qu’elle soit de lumière ou de savon, peu importe. Visualisez cette bulle. Imaginez que dans cette bulle, vous y mettez toute votre énergie, tout ce qui fait que vous êtes Vous.

Vos plus beaux moments, vos qualités, toutes vos caractéristiques. Imaginez que cette bulle est rempli de particules d’or, et que chaque fois que vous inspirez, vous inspirez ces particules qui déposent une coulée de lumière en vous, dans vos êtres, et également à vos endroits de douleurs ou de tensions.

Inspirez, expirez, sentez le calme qui règne dans votre bulle. Visualisez un périmètre de protection autour de vous, aussi souvent que nécessaire.

Idéalement, cette visualisation est à faire chaque matin, et chaque soir afin de nettoyer et de protéger votre énergie.

4. Pratiquez les Accords Toltèques

J’en ai déjà parlé dans un article précédent, ici, mais les « Accords Toltèques » sont de mon point de vue un merveilleux livre pour apprendre à ne pas prendre les choses de façon personnelle (entre autres).

Vous n’avez pas à porter les émotions des autres, et pour les autres. CE N’EST PAS VOTRE JOB.

Votre job, c’est d’utiliser votre sensibilité pour créer de belles choses, quelque soit votre travail. Votre sensibilité vous permet de devenir de plus en plus conscient (e), et peu à peu d’ajouter vos idées, vos envies au grand tissage de la tapisserie qu’est le Monde.

Alors, évidemment, dit comme ça, ça fait peur, je suis sûre que vous avez envie de dire: « Moi, mais j’ai juste envie d’être normal(e)… »

Certes. Mais bon. Nous avons tous cette responsabilité d’être nous-même, et de rayonner. Qu’on soit empathique, ou non.

Simplement, la personne empathique,elle, n’a pas vraiment le choix: à un moment donné, elle a tout intérêt à ouvrir les yeux sur sa nature, et à composer avec…(j’dis ça, j’dis rien..(expression bien connue par mes sœurs, qui m’entendent fredonner ça depuis mon adolescence…).

3- Prenez soin de votre corps

Là encore, ça parait super logique, mais avant d’attribuer une douleur à quelqu’un d’autre, prenez l’habitude de scanner régulièrement votre corps, et observez comment vous vous sentez.

Douleurs, tensions, tout peut être une indication. D’où l’intérêt de vous observer régulièrement, et éventuellement de vous faire suivre par un ostéopathe, un fasciathérapeute ou en kinésiologie . Ou par moi, parce que même si je ne vous remets pas le corps en place, je peux vous aider à mettre un sens sur ces maux qui vous parlent…

Votre alimentation est également à vérifier. Sans vouloir vous imposer un régime rébarbatif, sachez que certains aliments peuvent vous affaiblir à votre insu, et améliorer peu à peu ce domaine ne peut que vous être profitable.

Cela peut se faire petit à petit.

Parfois votre corps vous impose de faire des changements radicaux.

En attendant, voici quelques règles utiles:

Quelque soit votre problématique, évitez les plats industriels ou tout préparés: ils sont en général non nourrissant, quand ils ne sont pas, au pire, toxiques (au sens réel du terme, hélas)

Introduisez davantage de légumes à feuilles vertes: salade, ortie, blettes ou épinards: faites le plein de chlorophylle, de vitamines et de sels minéraux.

Buvez de l’eau. Souvent. Régulièrement. Sachez que les tisanes n’ont pas la même valeur, même si vous ne consommez pas de théine ou de caféine. L’eau c’est l’eau. Indispensable.

Pensez aux « bon gras »: omégas contenus dans les poissons gras et les oléagineux. Les avocats, les graines, les huiles de bonne qualité, pressées à froids. On gagne à les réintroduire dans notre alimentation! Idéalement, on nourrit et on graisse notre corps de l’intérieur, avant même de penser à utiliser des crèmes hydratantes en hiver. (D’ailleurs, en passant, je vous suggère d’utiliser sur votre peau des produits que vous pourriez mettre dans votre bouche afin de ne pas la saturer de produits chimiques).

Bien sûr, si cela est possible, n’oubliez pas de pratiquer un sport: yoga, karaté ou course à pied, peu importe. Bougez, aérez-vous, c’est important!

Notre corps, nos émotions sont un écosystème très fragile, ou chaque action peut avoir une incidence!

Prendre soin de vos émotions, c’est vous accorder de la place, de la valeur, tel(le) que vous êtes.

Je suis très intéressée de savoir comment vous vivez votre empathie, et comment vous vous protégez. N’hésitez pas à commenter cet article, à le partager, ou à me contacter si besoin …

 

 

 

 

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