Comment se préparer à célébrer les fêtes de fin d’année le cœur tranquille ?

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Guide de survie de Noël
Comment se préparer à célébrer les fêtes de fin d’année le cœur tranquille ?

Une joie pour certains, une épreuve pour d’autres.

Les fêtes de fin d’année sont traditionnellement synonyme de joie, d’échange et de partage.

Bon nombres de contes pour enfants véhiculent ces concepts, si bien que la plupart d’entre nous avons à cœur de vivre cela comme une trêve, comme une période magique.

Malheureusement, il arrive fréquemment que ce ne soit pas le cas.

Est-ce dû à notre société de consommation qui va si vite et dans laquelle Noël ressemble à une course effrénée ?

Toujours est-il que de nombreuses personnes conscientes cherchent à insuffler ou à ré-insuffler de la valeur à cette période.

Calendrier de l’Avent alternatifs, dans lesquelles on échange les ptites gourmandises contre des actions à faire en famille, tendance écologique, raconter des contes…

L’idée étant la recherche de l’authenticité, la bienveillance, l’amour partagé…

Pourtant, malgré ses belles initiatives, il arrive qu’on se heurte à quelque chose d’incontrôlable.

La présence des autres.

Ceux de notre famille. Nos parents, nos oncles et tantes. Nos beaux-parents. Nos grands-parents ou nos cousins.

En d’autres termes ? Ceux avec lesquels on ne partage pas notre quotidien.

Pourquoi les conflits surgissent-ils ?

Tout d’abord, comme je l’ai évoqué plus haut, nous ne vivons pas au quotidien avec eux.

Ce qui signifie que nous ne sommes pas au courant de ce qu’ils vivent, de leurs difficultés éventuelles, leurs défis quotidiens, leurs blessures.

Pas plus qu’ils sont conscients des nôtres !

L’un des obstacles à se voir tels que nous sommes vient souvent du fait que nous pensons que nos proches nous connaissent.

« Elle devrait savoir que je déteste les huîtres, depuis le temps ! »

« Il me confond toujours avec mon frère. Quand va t il se mettre dans le crâne que la littérature ne m’intéresse pas ??!? »

Au fond de nous, nous avons la croyance que nos proches lisent en nous à cœur ouvert.

Sauf que si nous ne pouvons pas le faire sur eux, pourquoi le pourraient-ils ?

La vérité est que la plupart du temps, nous sommes occupés par notre quotidien et que nous oublions mille détails leur appartenant. Et vice versa.

Aussi est-ce irréaliste de penser que notre mère, notre grand-père ou notre cousin se souviendra qu’il y a 3 ans nous avons déclaré que nous détestions le miel… si ça ne rentre pas dans leurs critères et leur quotidien.

De plus nos choix éducatifs, alimentaires ou professionnels leur échappe totalement tant ils projettent leur critères sur nous.

Nous le faisons également, en fait et l’idéal serait d’arriver à « oublier » tout ce que nous croyons savoir sur eux et les observer comme des étrangers, avec curiosité et ouverture…

Comment parvenir à nous protéger de ces projections _ les nôtres et les leurs_ ?

Le premier outil à apprendre et à pratiquer est celui des 4 accords Toltèques, de Don Miguel Ruiz.

Je vous recommande vivement de vous procurer ce petit livre, mais les fêtes approchant, en attendant, je vous suggère de méditer sur les 4 accords que vous pouvez trouver ici et là…

Le premier accord : Que ta parole soit impeccable

Dans ces accords, il s’agit d’apprendre à s’exprimer de façon consciente, c’est à dire en veillant à exprimer des choses qui nous appartiennent, de façon positive. Il est également utile de surveiller nos pensées et d’apprendre à ne plus nous juger sévèrement.

Avoir une parole impeccable signifie d’utiliser la parole de façon constructive et à bon escient.

Ainsi il est utile d’être vigilant (oui oui, même après quelques coupes de champagne ! ) à nos mots et de vérifier s’ils reflètent réellement notre pensée, mais aussi notre intention.
A ce sujet, vérifier régulièrement qu’elle est notre intention quand nous sommes en relation avec quelqu’un est déjà un grand pas de conscience : par exemple si notre intention est de blesser l’autre, cela nous indique qu’il vaut mieux aller travailler sur notre blessure. En effet, la paix ne s’obtient pas en diffusant une énergie négative….

Autre exemple, si nous cherchons à avoir raison à tout prix dans une conversation, cela nous indique que nous avons un besoin de sécurité qui n’est pas nourri…D’où l’importance d’aller identifier lequel pour nous en occuper plutôt que de chercher à prendre le pouvoir sur notre interlocuteur…

Le deuxième accord : Ne pas prendre les choses de façon personnelle

Il est ensuite conseillé de ne pas prendre les choses de façon personnelle: ainsi, il nous faut apprendre, et nos enfants avec nous, à ne pas prendre pour nous ce qui est fait ou dit par autrui.

On part du principe que chacun vit dans sa bulle, et que ce qu’il dit ou fait est fait en fonction de ses propres filtres, valeurs, histoires. Donc si quelqu’un dit ou fait quelque chose de blessant pour nous, il ne faut pas le prendre mal, ou le prendre pour nous. Il faut le relâcher, et le replacer dans le contexte: cela appartient à l’autre.

De même un compliment ne nous est pas vraiment adressé: il parle de ce qui est agréable à l’autre, mais pas de ce que l’on est.

Donc il est important de re-la-ti-vi-ser…

Et d’en profiter pour noter ce qui est agité, agacé ou touché en nous pour en profiter pour guérir les parties de nous qui réclament notre attention.

Le troisième accord : Ne fait pas de suppositions

Le troisième accord propose de ne pas faire de suppositions. En effet, lorsqu’on suppose que telle personne agit de telle manière parce qu’elle veut probablement ceci ou cela, on ne peut que se tromper, puisque cette personne n’est pas nous, et qu’elle vit dans sa bulle, sa réalité.
Plutôt que de supposer, il est donc indispensable d’oser poser des questions, et d’écouter attentivement les réponses jusqu’à être sûr d’avoir compris. Et même quand on pense avoir compris, il peut être utile de reformuler ce que nous croyons être juste pour en être sûr.

Il faut nous assurer d’avoir une compréhension aussi claire que du cristal, ceci afin d’éviter tout malentendu.

Avoir la patience de laisser l’autre nous raconter les choses à sa façon, de son point de vue est l’un des plus beaux cadeaux à offrir à nos proches. (Et à nos enfants en particulier) .

Trop souvent, nous n’écoutons pas vraiment tellement nous sommes occupés à préparer nos réponses.

Savoir écouter est un art que nous pouvons pratiquer encore et encore et les fêtes de familles sont un grand terrain d’entraînement !

Le quatrième accord : Fait toujours de ton mieux.

Enfin, le dernier accord vous demande de toujours faire de votre mieux, afin de ne pas prêter le flanc à votre juge intérieur. En effet, lorsque vous faites de votre mieux, il est inutile de vous auto-flageller en vous lamentant de ne pas avoir mieux fait, ou de ne pas avoir fait différemment.
Ce que vous avez fait, vous l’avez fait en fonction de certains paramètres, et en prenant une décision qui vous a parut juste sur l’instant.

Cet accord vous demande aussi d’être vigilant à être aligné dans votre parole et vos pensées, et de suivre les autres accords à chaque instant.
Ces accords sont à intégrer dans nos réflexions (et parfois nos ruminations) quotidiennes parce qu’ils sont un filtre efficace pour prendre un peu de distance avec les éléments…
Mais vous savez quoi ? Cet outil n’est pas le seul !!!

Dans mon prochain article, je vous parlerais d’une autre approche que vous pouvez utiliser sans l’aide d’un thérapeute.

Tout ce qu’il vous faut, c’est quelques minutes par jour !
En attendant, n’hésitez pas à commenter ou à partager cet article si vous pensez qu’il peut être utile à un proche !
Je reste joignable pour toute demande ici ou sur ma page facebook, .

Comments

  1. Merci infiniment pour ces deux articles de survie aux fêtes de Noël !! C’est exactement ce qu’il me fallait.
    Je voulais tout de même vous poser une question. Comment fait on quand on se retrouve face à des personnes qui érigent un mur ?
    Je m’explique 🙂 mes relations avec ma belle famille est tendue (moi ça me rend malade a chaque fois). Leurs paroles sont violentes, accusatrices, ils critiquent beaucoup, prennent vite la mouche et s’énervent tout aussi vite jusqu’à des fois des colères intenses. Avant je vivais de plein fouet ce comportement, en prenant tout comme une éponge, maintenant j’essaye de compatir et de me dire qu’il y a des besoins insatisfaits derrière leur comportement.
    Mais comment faire quand je leur tend la main pour une discussion de cœur à cœur, libre de s’exprimer et que je me heurte à un claquement de porte assez violent ?
    Dans ces cas la j’ai vraiment envie de me mettre dans la bulle… Parce que sans communication, il est impossible de connaître les besoins de l’autre, ses pensées et opinions et l’on arrive inévitablement à des conflits… Comment faire? Lâcher prise?

  2. PAs étonnant que chaque année je sois malade à cette période.
    Cette année n’ayant pas le temps de faire un travail là-dessus, j’ai préféré annuler et j’ai choisi de passer Noël seule pour ne pas envenimer plus les choses.

  3. Bonjour, pour répondre à votre question sur le fait de tendre la main: En communication non-violente, il arrive parfois que nous n’arrivions pas au résultat souhaité. Pas parce que nous n’avons pas été suffisamment clair ou que nous avons mal appliqué les différentes étapes, mais tout simplement parce qu’il arrive que maintenir la connexion avec l’autre soit particulièrement prenant si nos besoins ont du mal à se rencontrer fluidement.
    Cependant, je vous invite à considérer le point suivant. Même armée des meilleures intentions du monde, ou avec déjà un cheminement personnel qui vous a permis d’approfondir votre communication, il arrive que dans la rencontre avec l’autre, nous soyons accrochés à un objectif, une attente. En fait, chaque fois que nous mettons une pression à quelqu’un d’autre, ou même que nous avons déjà une idée sur la question, nous empêchions la connexion entre nous.
    Tous les êtres humains ont des besoins universels, comme ceux décrits dans la liste. il arrive que certains de ces besoins soient plus important chez les uns, et d’autres besoins chez les autres. Nous sommes tous un mélange unique de besoins, de perceptions de la réalité, etc…
    L’idée est d’aller rencontrer l’autre avec authenticité, « aller sur sa colline » pour comprendre ce qu’il vit, et éventuellement réfléchir à une solution ensemble…
    A l’inverse, si vous décidez de rester sur votre colline, je vous invite à écrire les besoins que vous nourrissez en allant chez ses personnes, ceux que vous nourrissez « en tendant une main » et peut-être parfois en acceptant des choses qui ne vous conviennent pas. Essayez également de faire le processus en imaginant nourrir complètement vos besoins et imaginez comment vous vous sentiriez alors….
    Et à partir de ses besoins imaginez comment vous pourriez peut-être communiquer avec ses personnes pour parler de ce que vous ressentez (si c’est possible) ou juste de vos besoins ( si les sentiments ne sont pas « entendables » par eux). Est-ce que cela change quelque chose dans la manière dont vous communiquez habituellement avec eux?

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