Burn Out Maternel : peut-on sortir du fond du puits ?

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Le thème du burn-out maternel

…est un thème qui ne laisse pas insensible.

C’est un peu la hantise des mamans (et des papas) épuisé(e)s par le manque de sommeil, les tâches à enchaîner, les choses à ne pas oublier, le travail, les relations de couple, etc…
Et une fois qu’on s’en approche, on peut avoir une impression d’être enlisé(e) dans le marécage de la mélancolie (comme dans l’histoire sans fin)…

Peut-on en émerger ? Et comment ?

Ce qu’il faut comprendre, c’est que le burn-out n’a pas qu’une seule cause.

Et qu’il ne suffit pas d’un « Ne t’inquiète pas, ça va aller », ou d’une to-do list pour s’en sortir…
Le burn out : j’y suis ou pas ?
« C’est à la fois un épuisement physiologique, émotionnel et psychologique résultant de l’accumulation de stresseurs variés, caractérisés par une intensité modérée et un aspect chronique et répétitif.  Il se distingue du baby-blues et de la dépression post-partum.

L’épuisement physique est extrême: troubles du sommeil, fatigue chronique, douleurs diverses apparaissent. Dorsalgies, céphalées, rhumes et maladies saisonnières à répétition, problèmes de digestion, bruxomanies (dents qui grincent) et insomnies en sont les plus fréquents.

L’état émotionnel devient labile, oscillant entre pleurs et euphorie, intolérance, irritabilités et impulsivités jusqu’à s’en dépersonnaliser et ne plus y réagir (indifférence d’apparence), ou réagir de façon exagérée (une gifle qui part par excès et non par choix éducatif p. ex)

Les symptômes et réactions sont variables d’une personne à l’autre. Les émotions et l’épuisement font équipe pour alarmer la personne qui se doit de survivre. Le BOM est un état qui arrive insidieusement, jour après jour, s’inscrivant dans une chronicité difficile à rompre. »

Cet article décrit très justement ce que c’est, et les différents stades de cet état.

Mais la question est: comment s’en sortir ?

Tout d’abord, vérifier que vos besoins vitaux sont respectés :

Il arrive que dans un burn out, on finisse par sauter un repas sur deux, par ne plus dormir ou ne plus voir la lumière du jour.

Donc la première chose à faire est de vérifier que vous répondez à ces besoins de base.
Ensuite, malgré votre envie d’assurer, qui peut cacher une perfectionite aigüe, il va falloir laisser tomber tout ce qui n’est pas nécessaire et vital.

Apprendre à prendre soin de vous

Tout ce qui ne concerne pas votre survie physique ou émotionnelle va passer aux second plan.

Limitez les visites des personnes qui ne vous font pas du bien, cessez de vous inquiéter pour votre travail.

Je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire, j’en suis totalement consciente.

Mais savez-vous qu’un des symptômes de burn out est de se croire indispensable (au travail ou à la maison) ?

Or, personne n’est indispensable.

Vous êtes unique, précieuse, irremplaçable ET non-indispensable.

 Demander de l’aide

Même en ce qui concerne l’allaitement, d’un point de vue strictement vital, votre bébé peut être nourri autrement.

Même s’il ne prend pas le biberon, même s’il pleure de colère. Sauf cas extrême, si vous êtes dans l’urgence, concentrez-vous sur le fait que votre bébé peut être en parfaite sécurité, avec des personnes de confiance autre que vous. Votre enfant peut être nourri à la cuillère, au DAL, à la pipette…tout ça avec patience.
Mon idée n’est pas de vous séparer de votre enfant (bien au contraire!), mais je cherche à vous faire comprendre que du point de vue strictement vital, il existe des solutions pour vous permettre de souffler.

Prendre ce temps peut vous permettre ensuite de vous connecter, ou vous reconnecter à votre enfant. Vraiment. Parce qu’en prenant un peu de repos et de distance, on revoit les choses sous un jour moins dramatique.
Mais pour vous permettre de souffler, encore faut-il demander de l’aide. D’où l’importance de se renseigner, de consulter si nécessaire, d’en parler. (Si vous avez des interrogations concernant l’allaitement, une conseillère en lactation peut faire des merveilles pour vous aider à vous sentir en sécurité, et compétente.)
Le burn out ne fait pas de vous une mauvaise mère, puisqu’en général il survient quand on veut justement « être à la hauteur », par contre rester seule en souffrance peut petit à petit vous désensibiliser et vous désinvestir de vos émotions.

Et là, ça devient dangereux.

Si vous en êtes au stade où vous ne réagissez plus du tout aux pleurs de votre enfant ou qu’au contraire vous sur-réagissez, il vous faut de l’aide sur les plans physiques, émotionnels, psychologiques et énergétiques.

Rien de moins. et ça prend le temps que ça prend.

Vous reconnecter à vos enfants

La deuxième chose à faire est , toujours en délaissant le « non-urgent » de vous connecter, vous re-connecter à vos enfants .

Dormir avec eux pendant les siestes. Laisser un peu tomber le ménage ou la nourriture parfaite et sortir les poissons panés du congélateur pour ne rien faire d’autre qu’être avec eux sans penser à la prochaine tâche à faire.

S’il le faut, manger des frites et regarder des Disney avec eux. Ne faire qu’une chose par jour: une histoire, un jeu…le faire dans le calme.

Aller découvrir nos profondeurs

Ensuite il va falloir commencer à observer votre comportement (ouch…mais ne vous inquiétez pas, ça va aller (je vous tapote la main virtuellement) :

Quelle sont les actions qui vous épuisent particulièrement ? Qu’est-ce qui déclenche des énervements ?
A quels moments avez-vous pensé à vous et à votre bien-être, chaque jour ? Combien de minutes ?

Tout ne se résume pas à ça, mais prendre du temps pour soi fait partie des besoins vitaux.

Quelques minutes par jour peuvent faire la différence.

Prendre une douche ou un bain, seule.

Se maquiller.

Enfiler des sous-vêtements qui vous plaisent.

Lire quelques pages.

Méditer quelques minutes.

Ecouter votre musique.

Colorier des coloriages anti-stress.

Contempler un bout de Nature.

Respirer une huile essentielle (lavande, encens, orange douce).

Vous masser les jambes avec une huile parfumée.

Se placer en priorité

Apprendre à se placer en priorité est la leçon n° 1 à apprendre à travers le burn out.

Refuser ce qui ne vous convient pas ou ne vous fait pas évoluer.
C’est difficile lorsque nous avons pris l’habitude de chercher l’approbation, l’amour ou la reconnaissance d’autrui.

Que ce soit dans l’univers du travail ou de la parentalité, compter sur la reconnaissance de personnes extérieures, c’est se placer en position de vulnérabilité. Que d’autres vont pouvoir exploiter, dès lors que vous donner de votre pouvoir personnel à autrui.

Il faut également apprendre que c’est complètement OK de dire non, ou de faire les choses à votre façon.

Et il se peut que votre entourage ne soit pas toujours d’accord avec vos choix. Mais vous êtes la personne la mieux placée pour décider de vos heures, de votre vie, justement. Alors faites ce qui fait chanter votre coeur!

Peut-être allez-vous devoir travailler sur votre confiance dans la vie, et confiance dans le fait que vous avez le droit d’être vous-même. NI plus, ni moins.

Et peu à peu vous réapproprier le droit de dire non, ou « je choisis de… ».

La médecine alternative et énergétique, nos alliées

Comme aide alternative, c’est le moment de prendre des fleurs de Bach (en perf s’il le faut.)

Je pense en premier lieu à Olive, pour l’épuisement physique et émotionnel,  Elm, quand on se sent submergé, à Gorse, si l’on ressent du désespoir mais aussi à Agrimony, lorsqu’on cache notre douleur sous un masque jovial, ou Rock Water lorsque notre perfectionisme nous mène la vie dure, et aussi à Impatiens si nous ne supportons plus la contrariété.
L’EFT est également une approche efficace pour « dégommer » es croyances limitantes qui nous poussent à nous saboter et à nous sacrifier au nom de nos attentes parfois irréalistes.

Si vous ressentez le besoin d’être accompagnée dans ce processus, n’hésitez pas à me contacter.

Sachez que je propose également des sessions skype pour créer avec vous un espace sécure où vous allez pouvoir vous exprimer complètement.

Il n’est pas nécessaire d’entrer en thérapie pour de longues années. Parfois cela va très vite, parfois un peu moins, cela dépend de chaque personne. En général, au bout de ¾ séances, on a déjà bien avancé. (je propose notamment un forfait de 4 séances qui vous permet de les positionner à votre convenance, toutes les semaines, pour avancer vite, ou tous les 15j ou tous les mois selon votre besoin).
Dans tous les cas, sachez que vous n’êtes pas seul(e), et que vous allez sortir de ce puits. Il y a en général un avant, et un après.

Et bien souvent, l’après est beaucoup plus lumineux parce qu’une fois votre vulnérabilité touchée, vous allez taper dans vos ressources insoupçonnées et dans votre force.
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Comments

  1. AA ma naissance , la question a été poséeéété posée « qui on sacrifie: la mère ou l’enfant. Mon père a répondu l’enfant ». J’ai toujours considéré les autres plus importants et ai appris à donner, à porter…Ce n’est que maintenant à près de 65 ans que je commence à prendre conscience de mon importance, de mes besoins.
    Je suis passée par un burn out que je pense avoir été latent pendant de nombreuses années. Merci de laisser partager.

  2. Bonjour,
    Je peux sentir à quel point cette phrase est déterminante: « qui on sacrifie: la mère ou l’enfant. Mon père a répondu l’enfant »
    Et injuste. La femme, la mère n’a pas à s’oublier constamment « au nom de l’enfant ».
    S’il est normal de se dévouer à son bébé pour sa survie, il n’empêche que énergétiquement, dans une famille équilibrée, chacun à la même taille, la même grandeur d’âme (comme un camembert dans le Trivial Pursuit). Il y a bien sûr une responsabilité des parents de tenir leur rôle de guide, mais chacun a sa place, sa fonction. Aujourd’hui, il est temps de prendre conscience de nos besoins, de TOUS nos besoins. De même que nous tenons compte des besoins de notre entourage. ET ensuite, prendre le temps de discuter, de les poser. Un besoin n’est pas là pour « embêter » les autres, mais a juste besoin d’être vu, et entendu, et exprimé…

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